Le portefeuille d'investissement de Charles Gave avec ses placements financiers

Quel est le portefeuille d'investissement de Charles Gave en 2026 ?

Le portefeuille de Charles Gave repose sur une idée simple : ne pas perdre d'argent, quoi qu'il arrive. Quatre poches égales, une gestion active, et un biais fort pour la protection du capital.

Ce que contient concrètement le portefeuille

Chaque poche représente 25% du capital total. Voici la répartition :

PocheAllocationObjectif
Or physique25%Protection contre la dépréciation monétaire
Actions françaises (10 valeurs)25%Croissance internationale, indépendance de l’État
Yen japonais (liquidités)25%Valeur refuge en cas de crise mondiale
Actions asiatiques25%Exposition à l’énergie et aux matières premières

Les 10 actions françaises sélectionnées

Charles Gave choisit des leaders mondiaux qui réalisent l'essentiel de leur chiffre d'affaires à l'international, sans lien avec l'État français. La liste : LVMH, L'Oréal, Pernod Ricard, Air Liquide, Schneider Electric, TotalEnergies, Capgemini, Sodexo, Danone, Accor.

Chaque titre représente 10% de cette poche, soit 2,5% du portefeuille total.

Pourquoi le yen ?

Le yen japonais est jugé sous-évalué et tend à s'apprécier lors des crises financières mondiales. Conserver 25% en JPY, c'est parier sur une devise qui monte quand tout le reste baisse.

Comment répliquer ce portefeuille ?

Pas d'ETF unique disponible. Vous assemblez vous-même les quatre briques.

Actions françaises : via un PEA ou un CTO chez un broker en ligne (Boursorama, Degiro, Fortuneo). Comptez plusieurs milliers d'euros pour acquérir les 10 titres sans que les frais de courtage ne cannibalisent votre rendement.

Or : deux options. L'or physique, recommandé par Gave lui-même, avec des frais de stockage à prévoir. Ou des ETC sur l'or (iShares Physical Gold, Invesco Physical Gold) via un CTO, avec des frais de gestion autour de 0,12%.

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Yen japonais : la solution la plus simple reste un compte multi-devises (Revolut, Wise). Conversion rapide, frais minimes, taux proche du marché réel.

Actions asiatiques : un ETF Asie émergente sur PEA ou CTO. Attention aux ETF ESG qui excluent souvent les valeurs énergétiques, pourtant au cœur de la stratégie.

Quelle fiscalité s'applique en France ?

Le support choisi change tout à la note fiscale.

Via un CTO, plus-values et dividendes tombent dans le Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) à 30% (12,8% d'impôt sur le revenu + 17,2% de prélèvements sociaux). Option possible pour le barème progressif si c'est plus avantageux.

Via un PEA, les gains sur actions européennes éligibles sont exonérés d'impôt sur le revenu après 5 ans. Les prélèvements sociaux (17,2%) restent dus. Plafond : 150 000 € pour le PEA classique. L'or, les devises et les actions asiatiques n'y sont pas éligibles.

Les gains sur devises (achat/vente de yens) peuvent être imposables au PFU si les cessions annuelles dépassent certains seuils. Vérifiez les dispositions en vigueur sur impots.gouv.fr.

Chaque année, votre courtier vous fournit un IFU (Imprimé Fiscal Unique). Vous déclarez via les formulaires 2074, 2042 C et 2047 selon les revenus concernés.

Ce portefeuille performe-t-il vraiment ?

Entre 2020 et 2023, le portefeuille IDL a progressé d'environ 8% par an. L'indice français des actions affichait 131, l'indice mondial 126. Le portefeuille de Gave : 135. Avec une volatilité nettement plus faible.

Mais soyons honnêtes : en plein marché haussier sur les technologiques américaines, ce portefeuille sous-performe un ETF S&P 500. Ce n'est pas sa vocation. Il protège. Il ne spécule pas.

Autre limite à connaître : 50% du portefeuille reste exposé à la France (actions + liquidités). Le risque politique et fiscal français n'est donc pas absent.

Faut-il gérer ce portefeuille activement ?

Oui. Un rééquilibrage trimestriel est recommandé, ou dès qu'une poche dévie de plus de 10 à 15% de son allocation cible. Vous vendez ce qui a monté. Vous rachetez ce qui a baissé. Simple en théorie, discipliné en pratique.

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Ces transactions génèrent des frais de courtage. Anticipez-les dans votre calcul de rendement net.

Et maintenant ?

Le portefeuille de Charles Gave n'est pas une formule magique. C'est une stratégie de préservation du capital, cohérente et éprouvée, mais qui demande du temps, de la rigueur et un budget de départ conséquent. Avant de vous lancer, consultez un conseiller financier indépendant.

Camille

FAQ

Qui est Charles Gave ?

Charles Gave est un économiste, financier et essayiste français, cofondateur de la société de conseil GaveKal. Il est connu pour ses analyses macroéconomiques et sa vision de l’investissement axée sur des stratégies antifragiles visant à protéger le capital.

Quelles sont les principales caractéristiques du portefeuille de Charles Gave ?

Quatre poches égales à 25% : or physique, actions françaises de leaders mondiaux, liquidités en yen japonais, et actions asiatiques. Le tout avec une gestion active et des rééquilibrages fréquents pour s’adapter aux cycles économiques et résister à l’inflation.

Le portefeuille Charles Gave est-il adapté à tous les investisseurs ?

Non. Il cible avant tout la protection du patrimoine. Il convient aux investisseurs qui redoutent une crise systémique ou une forte inflation. Les investisseurs passifs ou ceux qui cherchent une exposition aux marchés en forte croissance trouveront cette approche trop défensive.

Comment répliquer le portefeuille de Charles Gave et quels sont les coûts ?

Vous achetez séparément les actions françaises via un PEA ou CTO, des ETC sur l’or via un CTO, du yen via un compte multi-devises, et des ETF Asie émergente. Les coûts comprennent les frais de courtage, les frais de gestion des ETC/ETF, les commissions de change et le stockage éventuel de l’or physique.

Quelle est la fiscalité applicable au portefeuille Charles Gave en France ?

Via un CTO, les plus-values et dividendes sont soumis au PFU de 30% par défaut. Via un PEA, les gains sur actions européennes éligibles sont exonérés d’impôt sur le revenu après 5 ans, mais les prélèvements sociaux (17,2%) restent dus. Consultez impots.gouv.fr pour les dispositions fiscales en vigueur.

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